Critique : « Les Légendaires » (Tome 18) de Patrick Sobral [Spoilers]

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Références : 

Il s’agit du tome 18 de la série d’héroïc fantasy jeunesse Les Légendaires. Intitulé La fin de l’Histoire ? , ce tome est scénarisé, dessiné et mis en couleur par Patrick Sobral. L’album est paru le 7 octobre 2015 chez Delcourt et peut se trouver à 10€95 (prix éditeur).

Public : jeunesse

rien-ne-va-plusRésumé : Malgré la récente disparition de l’une des leurs, l’heure n’est pas au deuil du côté des Légendaires. Il leur faut en effet parvenir au monde des Dieux dans les meilleurs délais, seul moyen selon Kalandre d’échapper à l’effet Jovénia. Car, non contente de rajeunir toute la population d’Alysia à l’âge de 12 ans, la malédiction Jovénia semble désormais s’être transformée en poison mortel. Le temps est donc plus que jamais compté pour nos héros ! De son côté, la prophétesse lève enfin le voile sur les obscurs  objectifs qu’elle nourrit depuis bien avant la création du groupe des Légendaires et qui l’ont poussée à orienter leur destin en conséquence. Des explications s’imposent.

Mon avis :

Avant de commencer ma traditionnelle critique, j’aimerais que nous nous arrêtions un instant sur la couverture de ce dix-huitième tome. Couverture qui, selon moi, constitue l’une des plus belles compositions de la série avec le tome 17. C’est en effet la seule et unique couverture qui présente l’intégralité du groupe des Légendaires post-cycle d’Anathos, Ténébris et Danaël inclus. Une couverture qui apparaît anormalement paisible par opposition au ton sombre et dramatique annoncé pour ce tome. Un peu comme une ultime photo de famille avant de plonger sous la masse nuageuse et que les destins de chacun n’en soient irrémédiablement impactés.

Côté scénario, ce tome s’articule un peu comme le tome 12 en laissant une large place aux combats. J’ai par ailleurs beaucoup apprécié son retour aux sources des premiers albums. Il ne pouvait en effet y avoir meilleure conclusion d’arc qu’en revenant là où tout a commencé : les origines de l’accident Jovénia. Ce tome plaira incontestablement aux nostalgiques des premiers tomes puisqu’à l’instar du tome 17, la série revient à sa quête principale.

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Côté révélations de Kalandre, ne vous attendez pas à une révolution. Car, si c’est une surprise pour les personnages, cela fait déjà de nombreux tomes que nous savons qu’elle manipule sciemment le destin des Légendaires pour parvenir à ses fins. Bref beaucoup de blabla pour peu de nouveautés et un énième méchant dont le leitmotiv est la vengeance. Rien de transcendent, malgré la carrure du personnage. Dommage.

Kalandre

Le tome 18 est un tome charnière dans la série. Or on le sait par expérience, ces tomes, plus sombres, n’offrent que peu d’espace à l’humour traditionnellement introduit dans le reste de la série. Ici, bien que discret, l’humour n’en est pas moins très bien dosé et permet au lecteur de respirer entre les scènes « dramatiques ». Il est d’ailleurs beaucoup plus présent que dans le tome 10, tome dont on se souvient notamment pour son extrême violence à l’égard des personnages (Razzia qui perd un bras, Shimy qui devient aveugle…).

Côté rythme, j’ai trouvé que le format 48 pages passait de justesse. Je n’ai pas eu le sentiment que le tome était aussi rapide que le tome 16 mais il est vrai que de nombreux combats (notamment le combat final) sont vraiment expédiés. Alors oui, je sais que la brièveté de celui concernant Kalandre est un choix scénaristique délibéré pour donner plus d’importance au personnage d’Artémus, nouvel arrivant dans le groupe des Légendaires, mais rien ne justifie en revanche la brièveté de celui d’Astérion, frère maléfique de Kalandre, fraîchement ressuscité dans cet album.

A ce titre j’espère sincèrement que ce personnage sera exploité dans les prochains tomes car dans La fin de l’histoire ?, il est purement et simplement inutile. Son combat est cheaté, relève du burlesque et son utilité dans l’album est toute relative. On pourrait aisément le retirer que l’histoire n’en serait pas changée pour autant. Le seul intérêt du personnage réside en réalité en ce qu’il permet d’éviter un combat contre Asgaroth, lequel n’aurait effectivement pas pu être casé dans le format d’une BD franco-belge.

A l’opposé de ce personnage, nous avons Artémus, point fort de ce dix-huitième tome. C’est le héros de La fin de l’Histoire ?. S’il avait déjà eu l’occasion de nous montrer une illustration de ses talents dans le tome précédent, il constitue cette fois-ci un élément central de l’histoire. Ce tome 18 permet ainsi de développer un peu plus la particularité de cet anti-héros, tellement mauvais en combat qu’il en devient brillant. Avec cette nouvelle pièce rapportée au groupe, les Légendaires gagnent là indéniablement un allié précieux.

Parmi les autres personnages élégamment mis en valeur dans cette conclusion d’arc, on peut également citer le personnage d’Ikaël. Traditionnel second rôle depuis le tome 2, le frère chevalier de Danaël a enfin droit à son moment de gloire. Je ne puis à ce titre qu’être heureux du choix de Patrick Sobral de ne pas l’avoir tué au début du tome 15, comme cela était prévu à l’origine. (ouf !)

Enfin, le personnage de Shimy nous offre un magnifique combat à la hauteur (sans jeu de mots ^^) de ceux des tomes 4 et 12. L’elfe élémentaire montre qu’elle peut être l’incarnation des valeurs portées par le groupe depuis leur formation. C’est assurément l’un de mes moments préférés dans l’album.

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On nous annonçait un tome dramatique, plus noir encore que le tome 10, qu’en est-il ? Alors pour moi c’est un non, ça ne parvient pas à se hisser à la hauteur de la noirceur du célèbre tome « introductif » du cycle d’Anathos. Pourquoi la mayonnaise ne prend-t-elle pas ? Tout simplement parce que le levier scénaristique consistant à tuer un personnage – fût-il important – a été trop souvent utilisé par le passé. Dans le tome 11, les personnages étaient simplement blessés, certes grièvement, mais pas tués et ça donnait une dimension toute autre à la série. A trop ressusciter les personnages (environ deux fois par perso en moyenne…), la mort perd sa puissance et l’on en vient à l’aborder de manière blasée. Pourquoi s’attrister de la mort d’un héros quand on sait que l’auteur trouvera un énième moyen de le ressusciter quelques albums plus tard ? Par conséquent, augmenter le nombre de morts n’augmente plus proportionnellement le côté dramatique d’un album.

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Côté dessin et couleurs rien de nouveau. On sent que depuis quelques albums, Patrick Sobral est arrivé à l’apogée de sa progression graphique. Je ne reviendrai donc pas outre mesure sur ce que j’ai déjà eu l’occasion de développer antérieurement concernant les précédents tomes.

Je vais néanmoins profiter de cette critique pour me positionner en porte-parole de nombreux fans du forum officiel de la série concernant une tendance qui ne va pas en s’arrangeant au fil des tomes : celle des copier-coller. La mort de Ténébris au tome précédent avait dérouté nombre d’entre nous pas tant dans le fond que concernant sa forme. Nous avions eu droit à la même case grossièrement copiée-collée avec une ligne de sang en plus. Cela avait laissé un goût amer en bouche. Bouclage d’album « à l’arrache » ? La question avait profondément créé le débat sur Nouvelle Ère.

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Un exemple parmi d’autres d’un honteux copier-coller entre deux tomes…

Or, force est de constater que les choses continuent de plus belle dans le tome 18. Sous prétexte d’un flashback, pouf on nous copie colle une case, un perso, une image d’un autre album. Au premier on laisse passer mais au bout d’un moment, l’expérience de lecture en est fatalement impactée.

Pour en avoir rediscuté avec d’autres lecteurs, je sais que je ne suis pas le seul à avoir eu, à nouveau, cette désagréable impression. Le recyclage répété de cases d’anciens albums donne vraiment le sentiment d’un travail en mode « partisan du moindre effort ». Ce n’était pas le cas auparavant et cette tendance tire plutôt la série vers le bas.

Et c’est là qu’on en vient à se demander si le délai d’un an pour produire un album de la série de la série mère n’est pas finalement trop court eu égard aux multiples albums sur lesquels travaille désormais Patrick Sobral (Origines et Parodia).

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Bilan :

De la même façon qu’il y a eu un avant et un après tome 10, il y aura incontestablement un avant et un après tome 18.  Cet album marque en effet une profonde rupture dans l’évolution des Légendaires et pour ma part je l’aurais bien vu comme conclusion définitive.

C’est un album que j’ai eu plaisir à lire mais sans plus car empreint de nombreux défauts qui, cumulés, nuisent à l’expérience de lecture. On est loin du « meilleur album de la série » qu’on nous vendait fièrement depuis quelques semaines, notamment sur le site officiel. Loin de se hisser au dessus du tome 10, ce dix-huitième tome s’échoue lamentablement en un bashing de persos exécutés à la chaîne.

Présenté comme dramatique et éprouvant, ce tome ne fait qu’exploiter une corde scénaristique qui a déjà fini par rompre d’usure. Des persos meurent mais on n’y croit plus. Le retour à Casthell et quelques jolies scènes en troisièmème quart d’album relèvent le niveau mais ne parviennent malheureusement pas à sauver un tome qui peine à convaincre dans son ensemble. Bref quel dommage ce tome 18.

La série continuera au-delà du tome 18 avec le cycle « World Without », lequel marquera la vraie fin de la série.

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Les images d’illustration de cet article sont © Patrick Sobral – Delcourt

Je ferai probablement une vidéo récap’ de cette longue critique, sur la chaîne Youtube du site. N’hésitez pas à surveiller Twitter. 😉

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4 réponses

  1. Flopiano dit :

    Attention spoiler pour ceux qui n’ont pas lu les derniers tomes (16,17 & 18) !!

    Hello, très bonne critique , je suis d’accord avec toi sur le fait que la série aurait du se terminer sur ce dernier tome et non continuer.
    J’ai eu la nette impression que notre bien aimé auteur a utilisé une roue de secours usagée pour prolonger sa série.
    En effet on note une préparation du dernier tome qui tout de même est assez importante et au final tout est expédié à vitesse grand « V » et nous laisse sur notre faim… Par exemple les combats qui sont juste bouclés en quelques cases alors qu’on nous vend les ennemis comme des êtres surpuissants. Un Danaël malheureusement aussi résistant qu’un superman.
    Seul shimmy est exploitée a sa juste valeur. Car oui Jadina est écrasée alors qu’elle est censée envoyer du lourd et notre razzia a juste le don de froncer les sourcils et perdre de nouveau son bras ( les adieux de razzia et amy sont d’ailleurs expédiés aussi très rapidement).

    Au final il reste une fin prévisible et Artémus qui me rebute au plus haut point car pour moi il n’a pas sa place comme personnage central et de plus il est a mon sens cette « roue de secours  » que j’ai évoquée plus haut car introduit de façon succincte et sans justification réelle alors que le récit est préparé sur bien des points depuis plus longtemps.

    Au final je suis très déçu de ce tome et je pense que continuer la série sur un nouveau cycle au lieu de développer celui-ci jusqu’au bout est une erreur.

    PS: je m’attendais à découvrir le monde des dieux et son architecture mais la encore c’est un faux espoir (peut être plus trad mais j’en doute , dommage)

    En espérant que la suite rattrapera et effacera les erreurs commises.

    • dupont dit :

      Les rôles de certains personnages m’ont déçu (dans le tome 18)car ils n’ont pas eu un long rôle dans l’histoire (Jadina qui meurt des le début-Asterion…)et certains qui n’ont pas été d’une grand utilité (Artémus del conquisador-Asterion)
      bref…
      Une histoire malheureuse dit une histoire ratée.

      PS: j’espère que cette histoire ce rattrapera bien vite

  2. Kaila300 dit :

    Je suis extrêmement déçue par ce tome !
    D’abord Gryf et Shimy : ils meurent tout les deux. Ce qui m’a vraiment attristée et puis il faut le dire c’était le plus beau couple de l’histoire. Ils se sont à peine remit ensemble qu’ils meurent déjà ! Ensuite à la fin du tome Shimy est avec Danael !? On ne peut pas les mettre ensemble ! Je suis vraiment déçue par Patrick Sobral !

    Ensuite quelle idée de les faire mourir l’un après l’autre pour tous les remplacer par artemus qui est n’a rien d’un légendaire !
    Je ne pense pas lire le reste de la série : la mort de Gryf et Shimy m’a réellement attristée et le couple qu’elle forme avec Danael est impensable à mes yeux ! (Surtout qu’il n’avait montré aucun signe d’amour dans les autres tomes !)

    Conclusion : mauvais album !

  3. Siturba dit :

    [ATTENTION Spoil d’une grosse partie de la saga (Pré et Post Anathos ainsi que Origines)]

    Le tome est sorti depuis presque un an, mais j’ai acheté ce tome (sans m’être spoilé quoi que ce soit) il y a une semaine (avec Origines Shimy au passage, que j’ai trouvé aussi médiocre) et après l’avoir fini, il fallait absolument que j’en parle, car j’ai été très étonné.

    Avant de commencer, j’ai tous les tomes Les Légendaires sortis actuellement (24/09/16) ainsi que les quatre tomes d’Origines. Je lis depuis 2008, donc je suis depuis le premier tome, mais pas depuis la sortie (2004) donc je ne suis pas LE PLUS GRAND fan qui soit ^^. J’ai adoré tout les tomes (surtout les tomes 15 et 16) mais celui-ci, c’est le seul que je n’ai pas aimé (Origines non-compris)

    Dans ce tome, j’ai senti une sorte de hâte de finir la série de la part de Sobral… Comme si Sobral voulait passer à autre chose car cette série l’avait lassé. J’avais l’impression de lire une fanfiction très sombre d’un fan voulant montrer sa façon de finir la série.

    Les personnages : On a un nouveau personnage, Hastérion, qui meurt en 20 pages, tué par Danaël qui a ressuscité pour la 30e fois. L’espérance de vie des antagonistes les plus importants est très courte sur Alysia en fait.

    Quant à Kalandre, qui nous nargue depuis la dernière vignette du tome 11 (Versus Inferno) ainsi que dans 3 tomes Origines (dans le 4, on connait déjà son plan), elle meurt à cause d’une mauvaise manip d’Artémus Del Conquisador (je reviendrai à lui plus tard). En gros, L’antagoniste PRINCIPAL DEPUIS LE CYCLE D’ANATHOS meurt APRÈS 11 TOMES (Origines compris) à cause d’un fail !

    Niveau Dynaméïs, on a Halcyon, dont on apprend grâce à Origines Shimy que c’est un elfe noir. Il a aidé Kalandre à changer le destin de Jadina, et dans le tome 17, outre son coté rebelle, calme et très provocateur, il n’était pas très développé. Dans ce tome 18, on comprend qu’Halcyon ne faisait pas très confiance en Kalandre, mais la suivait car il était manipulé, et on apprend aussi le pouvoir de son arme, mais à part ça, aucun développement. Il meurt en combat contre Razzia et Amy.

    Asgaroth, lui, meurt en 20 pages (et se fait remplacer par Astérion, dont la dépouille gisait dans son corps artificiel) et n’a qu’une mort banale.
    Galathée, meurt en combat contre Gryf, et a le même défaut qu’Halcyon, aucun développement. Elle meurt pas d’une façon débile (contrairement à Madame l’antagoniste principale –‘) mais on n’a pas le temps de savourer cette victoire, je vous dirai après pourquoi.
    Je parlerai de Danaël plus tard, car le tome tourne autour de lui.
    Les légendaire maintenant. Bon j’exclus Ténébris qui est morte dans le tome 17 d’une façon choquante et inattendue (oupa) mais mal mise en scène (South l’a déjà dit ci-dessus)

    Jadina, première à mourir, ne sert à rien en premier temps, elle ne sert que dans les 10 dernières pages, c’est à dire à se transformer en arbre et mener Danaël et Artémus dans le monde des dieux vers Kalandre et Astérion. Elle meurt à la page 15 et ne reste qu’un cadavre avant sa transformation en arbre (la mort parfaite pour un éco-terroriste)

    Gryf, deuxième à mourir, se fait enlever de manière plutôt brutale (et censurée) l’éclat de l’épée de Damoclès d’Anathos qui nous nargue depuis le tome 16. Malgré le fait qu’il ait l’air de s’être fait ouvrir le cœur dans cet action, il reste en vie 10 page de plus, les prolongations quoi! Il tue Galathée et meurt tout seul deux cases après |-( Enfin, on le voit s’effondrer à terre et attendre que la mort s’en suive, puis on en parle plus (la seule mort non-montrée d’un personnage principal de ce tome d’ailleurs)

    Razzia et Amy sont les troisièmes à mourir (oui, il comptent pour un, chut!) contre Halcyon, qui lance sa lance (tout à fait) sur Razzia, mais le rate. On apprend que sa lance ne rate jamais sa cible et revient toujours, quitte à faire le tour de la planête et voyager entre les dimensions. Puis on comprend qu’il visait Amy, et que la lance fonce vers Amylada, et la tue. Amy, devenue une vraie bombe à retardement, supplie Razzia de la lâcher, mais Razzia préfère jouer au Kamikaze, et fonce Amy au bras (c’est le cas de le dire) vers Halcyon, et meurt avec sa démone préférée et le Dynaméïs.

    Shimy, quant à elle, perd foi en elle, et ne réagit qu’à la mort de Gryf (et à la tristesse d’une figurante –‘) et devient UN P#TAIN DE TITAN DE PIERRE A L’IMAGE D’UNE ELFE GUERRIÈRE DE 50M DE HAUT!!!!!!!!!!!!!!! Et va s’occuper de Kaminodoa, un espèce de Castelwars version Casthell, qui ne sert à rien en fait, à part bouffer le convoi entier et donner quelque scènes plutôt impressionnante (et donner une raison d’exister à Shimy dans ce tome) Shimy meurt aussi en kamikaze avec une explosion élémentaire contre ce monstre.
    Il ne reste plus que Danaël, qui compte aussi comme légendaire, mais je lui laisse une section à lui tout seul, qu’il va partager avec Artémus.

    Voici la section Danaël et Artémus. Prenons Danaël en premier.

    Danaël est le personnage le plus important de ce tome, plus important que les personnages principaux, plus important que « Madame je suis l’antagoniste principale » et « Monsieur je vis que 20 pages », plus important que mon âme de fan qui a failli mourir à la fin de ce tome (je vous en parlerai plus tard)
    Au début, il est Dynaméïs et n’a aucun remord d’avoir tué la femme d’un de ces amis, ni même ses anciens compagnons de voyages, amis et sa propre promise meurent sous ses yeux. Il en a un tout petit peu quand il tue Ikaël, son propre frère (dont je ne parlerai pas ici car, à part son rôle de « je te donne des remords » et une révélation à propos d’Artémus, il n’a servi à rien dans ce tome) Danaël perd un œil dans ce combat d’ailleurs, mais passons. Relevé après sa victoire sur Ikaël, après l’avoir supplié de le tuer, marche vers le cadavre de Jadina, et éprouve de la tristesse (enfin) sur la mort de ses amis. Une larme de Danaël touche le cadavre de Jadina, qui se transforme en arbre (énorme clin d’oeil au tome 6 (la main du futur) où Jadina pleure sur Danaël et se transforme en Jadylina) et prend Artémus au passage qui se cachait. Ils arrivent enfin au combat final, que j’attendais épique, et Danaël se fait rétamer.
    Passons à Artémus maintenant.

    On apprend qu’Artémus, grâce à Ikaël, est le descendant de Rokamador, écrivain du livre qui a donné son nom au tome 9, l’Alystory (la bible d’Alysia), et qu’il avait prédit la mort de Ténébris (d’où les images qu’il avait dans le tome 17). Il se cache pendant le combat à Casthell, à écrire la bataille, et se fait emporter par la poussée de croissance de Jadina vers le combat contre Kalandre et Astérion, dans le monde des dieux (donnant une image MA-GNI-FIQUE de ce fameux monde (comme la couverture, mais ça ne dépasse pas celle du 17) et une fois que Danaël se fait rétamer, Artémus, cherchant à s’enfuir, trouve l’épée d’or de Danaël, et la lui envoie, mais il foire son lancer, et tue Kalandre en lui transperçant le coeur. Danaël ressuscite (encore) et tue Astérion, qui explose avec lui. (Durée du combat final du cycle post-Anathos – 52 cases) Artémus se reveille alors dans une forêt, créée par Jadina, depuis laquelle on voit le cadavre recouvert de verdure de Kaminodoa (une très belle image d’ailleurs). Et on apprend qu’Artémus est… Patrick Sobral. Il a écrit un livre intitulé Les Légendaires, racontant ses propres aventures via 5 justiciers fictionnels (on sent un peu le mensonge pour s’attribue tous les exploits, mais les raconte en faisant hommage aux vrais héros) et en apprenant ça, j’ai failli avoir une crise cardiaque. Artémus est un aventurier écrivain, Gryf est un elfe (j’ai vu ça sur le site) Amy la démone est une jaguariane, Danaël et Shimy sont un couple d’humains paysans, les fabuleux sont des brigands menés par Samaël, l’ancien meilleur ami de Gryf dans Origines Gryf. En gros, tout ce qu’on lisait… était rien qu’une blague par un aventurier égocentrique…

    On passe pas à la conclusion, mais aux gros FLOP de ce tome, premièrement, ça conclue trop vite, les 48 pages avaient l’air d’un handicap. Limite, Sobral aurait dû séparer le tome en 2 ou 3 parties (afin de conclure sur un tome 20) afin de mieux développer les personnages, leurs fins, le combat final ainsi qu’Artémus lui même, car on va devoir finir la série avec lui, personnage qu’on connait depuis un tome et demi. La série aurait vécue deux ans de plus, mais la conclusion aurait peut-être été meilleure. Car beaucoup de choses n’ont pas été finies. (Vangelis dans son cliffhanger du tome 14, le fait qu’Invidia connaisse Kalandre dans Origines Jadina (page 43, au centre à gauche)) Bref. J’ai vraiment senti ma passion pour cette série partir petit à petit. J’ai pas vraiment apprécié ce tome, un mauvaise conclusion pour une saga de BD magnifique. Coté Origines, le tome Shimy m’a fait penser la même chose, Nadou, dont je suis un énorme fan du style graphique, nous offre un tome magnifique visuellement (mais pas autant que Jadina) plein d’humour, mais le scénario est moins bon que les 3 précédents tomes
    Niveau personnages, on est passé d’un chevalier qui trouve qu’il ne sert pas la cause qu’il a toujours cru servir, d’une princesse magicienne qui refuse de grandir et d’avoir les responsabilités de reine, d’un esclave homme-bête cherchant à venger son meilleur ami esclave, mort pour lui, à une elfe étudiant la magie élémentaire contre laquelle on complote, et niveau antagoniste, on est passé du second du seigneur du mal, cherchant à tuer son maitre pour imposer sa tyrannie à sa façon, d’une comtesse cherchant à venger son fils défiguré par sa propre nièce, d’un ancien esclave devenu assassin cherchant à tuer l’ami qui ne l’a pas sauvé après l’avoir défendu, quitte à tuer ses propres alliés et à devenir fou, à un beau gosse n’acceptant pas de ne plus avoir le droit d’utiliser ses pouvoirs hors d’une école. C’était le point sur Origines.

    En conclusion, Sobral a un peu bâclé la fin, et j’espère que le cycle World Without rattrapera le coup, car je n’ai pas senti cette magie de lire à chaque tome que j’ai lu… Les Légendaires ont changé au tome 11, un gros risque qu’a pris Sobral et qui a marché, mais en reprenant ce risque, j’ai peur que la série soit gâchée… Si je devais donner une note, je donnerais 11/20, car beaucoup d’images très belles, ainsi qu’un coté sombre qui m’a donné des frissons à certains moments, le retour de Danaël très réussi et l’humour discret qui nous fait rire pour de petites choses.

    Si vous avez tout lu, et que vous n’êtes pas d’accord, je m’excuse que vous ayez dû lire un roman qui parle pour ne rien dire…

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