Les Légendaires tome 15, Critique de South

Bonjour à tous,

Petite information avant d’entamer cette critique. Je tiens en effet à vous signaler que j’ai dès à présent transféré l’intégralité de vos commentaires sur le blog. Cela implique donc que je peux me consacrer pleinement à la remise en ligne des fiches du site. Une bonne nouvelle non ?!

Par ailleurs, le système des newsletters a été remis en place et j’y ai rajouté par défaut tous les anciens adhérents. Si tel était votre cas, nul de besoin de vous y réinscrire donc. Je tiens à remercier Mikl sans qui cela n’aurait pu être possible.

Toutes les biographies d’auteurs ont été remises à leur place, il en va de même pour les dossiers. Le plus gros du travail de transfert est passé mais il reste encore tous les jeux, les fiches et les résumés. Je vous ferai le débriefing lorsque tout sera transféré et à sa place. Ceci afin que vous puissiez apprécier du nombre de commentaires, articles etc…que le site représente en volume. 

Refermons à présent cette parenthèse pour nous tourner vers le réel sujet de cet article à savoir…la critique du tome 15 des Légendaires. 

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Préambule :

Je ne puis le nier, « Les Légendaires » est la série qui m’a poussé à prendre mon clavier et à ouvrir un blog. C’est cette même série qui fait que vous avez la chance ou le malheur de me lire aujourd’hui sur Ederweld. De plus, chacun des membres de l’équipe du site a un lien plus ou moins lointain avec cette série et c’est grâce à elle que nous nous sommes rencontrés.

Le public est donc conquis d’avance mais cela a t-il (comme cela fut le cas l’année passée) suffit  à ce tome pour se hisser parmi nos BDs préférées de cette année 2012 ? La question demeure complexe et c’est à cette dernière que je tâcherai de répondre dans cette critique. Je ne m’attarderai là que sur mon point de vue mais, ayant eu l’occasion de m’entretenir oralement avec Eyaël ces derniers jours, vous y retrouverez également certaines remarques qu’elle a pu me soumettre.

N’ayant  véritablement pas accroché au premier tome de la série Origines pour des raisons tant scénaristiques que de mise en couleur,  j’attendais beaucoup de ce quinzième tome de la série. Sachez d’ores et déjà que s’il m’a conquis d’une part, je suis relativement mitigé sur de nombreux points et j’en viens à douter de l’avenir de la série.

 

Les références : 

Il s’agit du tome 15  » Amour mortel » de la série « Les Légendaires ». Il est scénarisé, dessiné et mis en couleur par Patrick Sobral. Comme nous avons l’habitude, c’est édité par Delcourt et il s’agit toujours d’une série jeunesse héroïc fantasy. Pour ma part, j’ai pu le trouver à 10 € 40 mais le prix de l’éditeur est basé sur 10 € 95. A titre comparatif la première édition du tome 14 était à 10€50 pour le tarif éditeur et pour un même lieu d’achat.

ISBN : 978-2-7560-2343-4

 

L’histoire : 

Si au départ le concept de la série était la quête d’un remède capable de pallier à la cure de jeunesse forcée de leur monde, Les Légendaires semblent avoir tourné la page. C’est tout du moins ce qu’il en ressort après plusieurs tomes de parenthèse quant à leur objectif principal.

Le cycle d’Anathos opéré par les tomes 9 à 12 a opéré un réel tournant dans l’histoire générale de l’équipe. Tournant allant même jusqu’à remodeler profondément le groupe tant organiquement qu’au niveau de leur personnalité.

De ce fait, la conception en diptyques de la série semble à nouveau s’instaurer depuis la chute du dieu maléfique. Il est alors question de creuser davantage sur les deux ans de vie s’étant écoulés entre les tomes 10 et 11 et correspondant à leur récupération.

Suite au premier diptyque centré sur Orchidia et le personnage de Jadina, c’est à présent au personnage de Gryf de passer à table de son passé.

L’avantage présenté par les tomes 13 et 14 c’est qu’ils rompaient avec le schéma classique des tomes linéaires où les Légendaires allaient d’un point A à un point B. Je pense qu’avec les tomes 5 et 6,  on peut considérer qu’ils sont les plus aboutis scénaristiquement et je regrette ainsi que le tome 15 ne s’inscrive pas dans cette lignée.

[Le scénario dont je vais parler ici est en grande partie présent sur le site officiel et sur le site des éditeurs et je m’en expliquerai par la suite]

Comme je l’indiquais plus haut, « Amour Mortel » revient donc à la logique du bon vieux tunnel menant nos héros d’un point A à un point B.

Pour des raisons que je vous laisserai découvrir, Sheibah, prêtresse de la ville de Jaguarys part en quête d’une clef divine afin d’exterminer la race humaine de la surface d’Alysia. Laquelle clef est habilement dispersée en fragments par delà les contrées afin de lui compliquer la tâche. Eh oui, Misery est un futé, il n’a pas mis tous ses œufs dans le même panier !

C’est donc accompagné de son fils Razorcat, un jaguarian n’ayant pour seul objectif que manger, qu’elle se met en quête des divers fragments. On pourrait par ailleurs rapprocher le personnage de Razorcat de celui de Glutony du manga Full Métal Alchemist : un estomac insatiable et un cerveau aussi gros d’un pois chiche.

Comment, vous criez au massacre ?! Oh non, à peine…

Bon je le reconnais, ça démarre très fort puisque dès la page 1 il y a un mort… Mais c’est un jajar (équivalent de mouton alysien) alors c’est à relativiser. Eh, souvenez vous qu’initialement c’est Ikaël qui devait y passer 😀 !!!

Après certes, Sheibah et son fils ne sont pas les rois de la diplomatie quand il s’agit d’obtenir ce qu’ils convoitent… Mais au moins cette méthode est d’une efficacité imparable =D.

Vous l’aurez reconnu, Skroa est lui aussi de la partie pour ce tome 15 !!! C’est une grande nouvelle donc ^^.

Parallèlement à cette histoire est remise sur le devant de la scène la relation Gryf-Shimy. Relation dont beaucoup de fans déplorent la déchéance depuis le tome 11.

Aussi, il n’avait échappé à personne que Shun-day avait pris la place de l’elfe dans le coeur du jaguarian et qu’elle serait, à l’instar de son créateur, de retour dans ce tome. Cette Shimy fragilisée et le climat instauré par l’entrée en scène de sa rivale est à mon sens l’un des points clef de ce tome. L’histoire de Sheibah ne m’apparaissant alors que comme un prétexte d’aventure.

Mais…attendez une minute, s’il y a Shun-day et s’il y a Skroa…manifestement il y a problème non ? Eh oui car souvenons-nous qu’Amy veut leur mort !!!

Au passage, vous noterez que la plupart des informations dont je parle ici ont été divulguées avant la sortie du tome et ce sur le site officiel !!! C’est donc bien dommage car le tome en lui même n’apporte plus beaucoup de matière ajoutée à l’ensemble.

Nous connaissions déjà la nature de la relation de Shun-Day avec Gryf, nous connaissions également le principe de la quête de Sheibah et nous connaissions également les velléités d’Amy !!! Autant dire que le plus savoureux dans ce tome restent les passages humoristiques et les quelques scènes non publiées sur le site (et heureusement !).

Me concernant, cela faisait par ailleurs un certain temps que je connaissais la chute finale du tome 15. Je ne suis donc pas tombé dans le « oh bah ça alors ! ».

Les deux problèmes qui sont soulevés à travers ça sont la divulgation de plus en plus excessive d’informations sur le site et les trop nombreux indices placés ci et là. Ceci au détriment du suspens .

Mais en définitive le problème ne vient-il pas des fans, toujours à mendier la moindre information et à harceler l’auteur pour en obtenir ? Difficile peut-être de concilier suspens et appétit des fans. Je laisserai la question en suspens.

Les clins d’oeil : 

Patrick Sobral est un habitué des clins d’oeil à d’autres séries BD et de références en tout genre. Le tome 15 n’en démord donc pas à ce point de vue là.

Pour ne citer que deux des plus évidentes (je vous laisse le soin de chercher les autres) : Le Stitchosor !!!

Monstre logiquement tiré du personnage Disney suivant :

et le Jajar dont la parenté avec le personnage de Star Wars ne fait aucun doute :

 Tout ceci me permet en outre d’opérer une habile transition vers le bestiaire je suis trop fort.

Le bestiaire : 

A ce point là aussi nous sommes servi étant donné l’apparition de nombreuses espèces nouvelles à la série. A ce titre je n’en citerai qu’une à savoir les Kokot :

Mais…c’est un Chocobo !!!??? On pourrait en effet le penser et on ne peut que dénoncer un manque d’originalité à ce niveau là. J’en appelle aux fans de final fantasy X :

Je n’ai rien dit 

 

Des couacs ?

Plus que des couacs je dirai des scènes fortement similaires aux autres tomes qui reviennent, exemple type : 

Scène renvoyant à mes yeux au tome sept de la série. Eyaël en a d’ailleurs décelé une grande quantité et trouve cela fortement dommage.

 

Les graphismes : 

Graphiquement le tome est vraiment superbe, les environnements varient beaucoup et les couleurs sont plus vives que les précédents.

Amour mortel alterne entre des paysages de désert de de jungle parfaitement maîtrisé et fortement dépaysants.

Oui alors venons-en à ce qui me chagrine un peu… La couverture du tome 15 est l’identique à deux ou trois choses près de celle du tome 8…

Après bon, elle est très belle cette couverture mais…l’originalité n’est plus trop là… A croire que chez Delcourt ça s’est passé un peu comme ça :

 

Bilan : 

Cette année ce sera un bilan plus que mitigé pour moi. En accord avec Eyaël, nous ne dépasserons pas le 13/20.

A travers cet article, je vous en ai exposé les principales raisons. Ce tome est graphiquement beau mais scénaristiquement « pauvre ». Il y a beaucoup de déjà vu, des chutes déjà dévoilées… J’avoue être un peu déçu. En tant que fan des Légendaires nous l’aimons bien mais ce serait vous mentir que de vous dire que ce tome casse la barraque… Mais plus encore que tout ça et je m’en défendrai, ma plus grande peur concernant la série se résume en un mot : Chiridans !

Petit résumé en images pour présenter les choses :

Les chiridans nous sont présentés (sauf erreur de ma part) comme la nouvelle équipe des Légendaires relookée. Alors, moi je veux bien mais, à force de trop vouloir innover dans la série, ne va t-on pas se retrouver avec une BD qui n’aura de Légendaire que le titre ? Les tomes 13 et 14 étaient pertinents dans le sens où ils instauraient un scénario qui à mon sens semblait plus abouti et plus approfondi qu’une grande partie de la série.

Je pensais sincèrement que cette dynamique permettrait à la série de voir un réel après Anathos plus riche scénaristiquement et moins porté sur l’action. Action que je ne dénigre pas pour autant mais qu’il est toujours plus compliqué de mettre en oeuvre dans un format 46 pages !!! Nous sommes loin de la centaine de pages d’un manga où il est possible de relater tout un combat sans que cela nuise à l’histoire en elle même. L’une de mes plus grandes craintes est que ce fameux groupe de chiridans ne conduise la série à ça :

Ce qui vous en conviendrez serait véritablement dommage. Cette crainte est par ailleurs nourrie par le fait qu’à la fin du tome 15 nous nous retrouvons avec 2 grands méchants et la plupart de la clef divine récupérée. Etant donné le visuel des légendaires tels que présentés ci-dessus, on peut être amené à se demander ce qu’il va avenir du méchant qui rentre en scène dans les toutes dernières pages… La crainte du combat expédié plane sur le tome à venir et j’espère grandement me tromper.

Cependant, malgré toutes les critiques que j’ai pu lui porter, ce tome présente quand même un humour et une atmosphère bien sympathique. On croirait presque en une après série où tout le monde se retrouve pour festoyer et se souvenir des bons moments passés ensemble.

N’hésitez donc pas à en faire l’acquisition si vous avez aimé le reste de la série. Par contre, si comme moi vous êtes assidu du site officiel, n’espérez pas de réelles surprises, tout a déjà été dit et redit…Dommage :(.

En vous souhaitant à tous d’excellentes vacances de la Toussaint,

South

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