Critique « Corto Maltese » (tome 13) de Juan Diaz Canales et Ruben Pellejero

Le retour de Corto Maltese

Il y a vingt ans, Hugo Pratt, le dessinateur vénitien posait le mot fin sur la première partie de . Mû, la dernière aventure du gentilhomme de fortune qui va de pays en pays, aimant l’aventure, les fables et les femmes.

L’aventure Corto Maltese semblait donc être terminée. Mais elle a redémarré : notre beau marin a repris du service pour une nouvelle aventure intitulée Sous le Soleil de Minuit.

 

Corto Maltese

Références : 

Il s’agit du tome 13 de la série Corto Maltese. Intitulé Sous le soleil de minuit, ce tome est scénarisé par Juan Diaz Canales dessiné par Ruben Pellejero et traduit par Anne-Marie Ruiz. La série était initialement réalisée par Hugo Pratt. L’album est paru le 30 Septembre 2015 aux Éditions Casterman et peut se trouver à 16€ (prix éditeur).

Résumé :

En ce qui concerne l’histoire, le duo a parfaitement compris comment Pratt écrivait ses albums et on retrouve les mêmes mécanismes :

  • Le songe de Corto annonciateur de l’aventure future ;
  • Les rencontres avec les indigènes et Corto « proche d’eux » ;
  • Des passages avec des femmes qui ont un rôle actif.

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Mon avis :

Cette fois, Juan Diaz Canales et Ruben Pellejero, deux auteurs espagnols sont aux commandes pour cette reprise attendue. Et au même titre que la reprise de Blake & Mortimer avec L’Affaire Francis Blake qui fut un succès, Sous le soleil de minuit est une réussite tant du point de vue graphique que scénaristique.

Cette histoire rappellera aux fans de la première heure que cette histoire semble être une continuité de La jeunesse puisque Corto est porteur d’un message de Jack London ; or les deux jeunes gens se sont connus dans l’épisode La Jeunesse. Pour les lecteurs qui ne connaissent pas bien la série, pas de problème : l’histoire est accessible à tous, pas besoin de reprendre les anciens récits.

Le titre lui aussi s’inscrit dans le respect de la série : il y a eu Sous le Signe du Capricorne, l’album couleur Sous le Drapeau des pirates, seconde partie de Sous le Signe du Capricorne. Cette fois, nous avons Sous le Soleil de Minuit.

Il y a quand même à mon goût deux petits points négatifs : il est regrettable de n’apercevoir Raspoutine, le meilleur ami ennemi de Corto, que sur quelques pages. Même remarque concernant le personnage de Bouche Dorée qui est absente de cette histoire et ce, même si son rôle n’aurait pas eu sa place dans cette pièce en cases.

Car l’histoire est plus proche d’un Corto Maltese en Sibérie ou de La Maison Dorée de Samarkand que Les Celtiques ou Les Helvétiques.

Le dessin est lui aussi très proche de celui de Pratt malgré de légères différences. L’album est sorti en deux versions dans le respect de l’ancienne diffusion : en couleurs et en noir et blanc, au choix.

Cette reprise est à mon goût un succès et a ses chances de séduire anciens et nouveaux fans du marin solitaire et insaisissable.

L’album risque de bien se vendre au même titre que certaines BD très attendues par le lectorat. On espère que ce ne sera pas une aventure isolée et que le duo espagnol travaille déjà sur un nouveau scénario.

Eyaël


Les images d’illustration de cet article sont © Juan Diaz Canales et Ruben Pellejero– Casterman

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