Critique : « Arctica » (tome 1)

Références :

Il s’agit du tome 1 de la série Arctica, intitulé Dix mille ans sous les glaces, paru le 28 novembre 2007 chez Delcourt au prix public de 12€90. Il est scénarisé par Daniel Pecqueur, dessiné par Boyan Kovačević et colorisé par Pierre Schelle.

Résumé :

2070 : Dakota est un pilote de chasse qui s’est spécialisé dans la destruction de satellites hors d’usage, potentiellement radioactifs, menaçant de retomber sut Terre, ainsi que des icebergs à la dérive qui constituent un danger pour le trafic maritime.

Or, lors d’une mission, il extrait de l’un de ces icebergs un caisson composé d’un alliage métallique inconnu qui, une fois ouvert, révèle quelque chose de si incroyable qu’il est aussitôt classé secret-défense, de nom de code « Arctica ».

 

Mon avis :

Ne pas juger un album par sa couverture, certes, mais une couverture qui fait de l’œil pousse souvent à piocher une bande dessinée plus qu’une autre dans les rayons de la librairie/bibliothèque… Exactement mon cas pour ce premier tome d’Arctica, série qui m’était jusque-là complètement inconnue mais qui ne va pas le rester longtemps !

Le scénario apparaît comme du déjà-vu ; pourtant, si des éléments « classiques » sont présents (évènement tragique dans le passé d’un personnage, le « secret » visiblement pas si secret…), l’album sait se sortir du lot grâce, notamment, à son rythme très équilibré. L’action comme les explications sont bien dosées, sans temps mort ni surcharge, donc l’argument du « premier tome » excusera les quelques clichés du genre.

La quatrième de couverture introduit deux personnages principaux, à savoir Dakota et Mismy. Dans ce premier tome, Dakota est présenté plus en profondeur que ne l’est Mismy (le deuxième tome se focalisera peut-être plus sur elle ?). Ces deux personnages sont très sympathiques et on s’attache à eux naturellement, sans y être « forcé ».

Mismy m’a plu dès sa première apparition. Arctica © Pecqueur – Kovačević – Schelle

Dakota, un homme d’action. Arctica © Pecqueur – Kovačević – Schelle

Un lot de personnages secondaires permet de progressivement installer la trame du récit.

L’album se distingue aussi de par ses graphismes : les personnages principaux sont recherchés et une attention est portée à ce que les personnages secondaires (voire même tertiaires…) ne soient pas « copiés-collés » les uns des autres, comme on a pu le voir dans d’autres séries.

Mais la grande force de dessin réside dans les décors que l’on peut « lire » de deux manières :

  • en lecture rapide, où seul ressort ce qui est essentiel à l’histoire ;
  • mais il serait dommage de se priver d’une lecture plus approfondie lors de laquelle l’œil n’aura pas à se forcer pour apprécier la quantité de détails savamment retranscrits pour enrichir l’authenticité de l’environnement.

Gros point bonus pour le traitement de la neige, la tempête du début de l’album restant bien visible sans cacher la vue de l’action.

Saluons également les couleurs de Pierre Schelle qui a su ajuster comme il le fallait ombres et lumières mais également laisser l’album dans les tons « bleus » sans que cela n’en devienne oppressant.

 

Bilan :

Un premier tome qui veut remplir une fonction de premier tome, en posant les bases du schéma de l’histoire (mise en contexte, découverte d’un élément incroyable, élément perturbateur) tout en se terminant par un (léger) twist qui conforte dans la décision de se mettre à la recherche du tome 2.

L’album n’est selon moi pas « tous publics » : on y trouve d’une part de la violence physique (fusillade, contexte de trafic) bien qu’elle reste modérée ; occurrences d’injures quant à la violence verbale ; d’autre part, l’histoire peut être compliquée à comprendre pour les plus jeunes. EDIT : après avoir lu le reste de la série, je me dois de renouveler cette mise en garde : il faudrait éviter que les autres tomes tombent dans des petites mains (scènes de nu, violence physique et verbale).

NB : pour la rédaction de cette critique, bien qu’ayant le tome 2 à ma disposition, j’ai tenu à reporter la lecture de celui-ci (ce fut dur) afin de pouvoir critiquer le tome 1 sans avoir connaissance des éléments ultérieurs, qui auraient peut-être pu influencer ma vision du tome 1.

Jenayah


Les images d’illustration de cet article sont © Pecqueur – Kovačević – Schelle

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