E) Les tatouages numérotés

[Avertissement : Conformément à la règle 6 de notre règlement, nous ne sommes pas responsables des liens extérieurs que nous proposons et cela et d’autant plus vrai en matière de sources. Cette page faisant allusion aux Maras, gangs d’Amérique centrale, certaines images illustratives viennent de sites extérieurs. Si j’ai dans la mesure du possible tenté de me les procurer via des sources « sérieuses », j’ai parfois été amené à me tourner vers des sites plus « violents ». Pour rendre à César ce qui appartient à César, je les mentionne en qualité de sources. Libre à vous de voir si vous souhaitez vous y référer, à vos risques et périls. Néanmoins, si cela peut vous rassurer, les connaissances développées sur cette page proviennent d’un cours d’espagnol dispensé dans le cadre de mon cursus universitaire. Les images ne servent donc qu’à les illustrer. Bonne lecture.]

Dans Seuls, les premières et dernières familles utilisent des tatouages afin d’indiquer leur famille d’appartenance. Ces tatouages présentent le chiffre de la famille de leur porteur.

tat

Ainsi, un enfant tatoué d’un 8 appartiendra à la 8ème famille. Ces chiffres sont aussi présents en tant que graffitis sur les objets, montures ou lieux, propriété des familles.

IMG_0553

Un 9, symbole de la 9ème famille, est dessiné sur un mur de Fortville.

Cette pratique fait grandement penser aux tatouages des Maras (gangs) d’Amérique centrale.

maras

Deux membres du 18th street gang. La première est une image provenant de clubdesappalaches.skynetblogs.be et la seconde de theguardian.com

Parmi les plus importants, on trouve la « Salvatrucha » dont les membres arborent un « 13 » (précédé de MS-), le « 18th Street Gang » dont les membres portent un tatouage littéralement en forme de 18 ou par addition de 6.

Ces gangs ont, à l’instar des familles de la BD, développé une multitudes de tags afin de marquer leurs territoires.

MS

Un graffiti de la MS-13 – Image Wikipédia

Pour en revenir à la BD, nous noterons également le jeu de couleurs entre familles. Ainsi, on peut d’ores et déjà avancer que les premières familles portent du blanc et les dernières du noir. Leurs tatouages ne sont en revanche pas définitifs et semblent réalisés avec de la peinture.

Parenthèse ; même si cette dernière hypothèse n’est sans doute pas voulue, j’y vois pour ma part un parallèle appréciable avec Les coloriés, œuvre d’Alexandre Jardin dans laquelle une communauté d’enfants apprend à vivre seule sur une île, sans adultes. Chacun d’eux réinvente ainsi à sa manière une nouvelle société avec de nouvelles règles et coutumes. On les nomme les « coloriés » de par leur tendance à se peindre des dessins sur le corps avec de la peinture.

Il existe un tome pour adultes et deux pour enfants (alors nommés La révolte des coloriés). J’ai pour ma part lu la version enfants il y a quelques années, je vous la recommande.

colories-2

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