« Bizu » : les personnages

Ce n’est pas un secret : à cette époque, le trio de personnages était incontournable dans une bande dessinée : héros, faire-valoir et éventuellement animal de compagnie.

Les dessinateurs se sont toujours « coulés » dans leurs « personnages de papier » comme par exemple Franquin avec Gaston Lagaffe, Will avec Tif et Tondu, Hugo Pratt avec Corto Maltese et Raspoutine. Il en est logiquement de même pour Fournier qui est à la fois Bizu et Schnockbul : Bizu de par sa gentillesse sa générosité, Schnockbul pour le côté grognon, disent ses amis.

Vous trouverez ici les descriptions des personnages principaux de la série.

A) Bizu

C’est le tout premier personnage de la série, le héros. Il est intéressant de noter que c’est également le seul personnage qui ait subi un changement de personnalité. En effet, au tout début, avant la parution dans Spirou, le personnage était plutôt antipathique.

Mais que ce soit Fournier ou Franquin, les deux auteurs sont incapables de créer des personnages qui ont un mauvais fond. C’est ainsi que le personnage est devenu gentil. Il est intéressant de constater que ce changement a été volontaire et non demandé par Dupuis comme ce fut le cas avec Roba et les enfants de La Ribambelle.

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Il habite à Ker Bizu, en plein cœur de la forêt de Brocéliande, a la particularité d’employer des jurons commençant par « corne » et se finissant en « -ouille ». Il a l’apparence d’un petit garçon de neuf ou dix ans. Petit, cheveux noirs, vêtu d’un kilt orange, c’est également un magicien.

Gentil, généreux, érudit, possédant un grand nombre de grimoires, de matériel magique, c’est aussi un amoureux de la nature. Quoi de plus horrible que d’arracher la vie à de jeunes arbres, un oiseau qui est tombé du nid ou brutaliser les fleurs ?

Il n’hésite jamais à aider les autres, mais ne cherche pas l’aventure. Ce sont plutôt les aventures qui viennent à lui. Et bien entendu, il a aussi ses petits défauts : colérique par moments, une tendance à constamment oublier les formules…
Ses meilleurs amis sont Mukés le champignon, Schnockbul et le peuple des Bilzigs.

B) Schnockbul

http://ederweld.fr/wp-content/uploads/2014/12/schnockbul.jpgIl faudra attendre le second récit court pour voir apparaître « le monstre » autrement appelé Schnockbul. Au commencement de la série, le faire-valoir était un facteur qui disparaîtra rapidement (on n’entendra plus parler de lui après Le Piège Mélomane). Par la suite, Schnockbul, qui a un charisme et une poésie extraordinaires reprendra ce rôle.

Très poilu, il a la particularité de parler avec un cheveu sur la langue et de semer des fleurs sur son passage. C’est aussi le dernier d’une race de korrigans musiciens qui est éteinte. Grand amateur de musique, il a une impressionnante collection d’instruments de musique (qui seront la raison de la rencontre avec Bizu). Schnockbul emmène constamment avec lui des instruments de musique (harpe, biniou, flûte) mais n’est pas très doué et réussit la plupart du temps à faire pleuvoir en jouant d’un instrument.

Un peu ronchon, pouvant facilement râler, il a aussi le cœur sur la main et c’est un grand sensible. Il ne faudra pas longtemps pour que Schnockbul et Bizu deviennent les meilleurs amis du monde.

C) Mukés

http://ederweld.fr/wp-content/uploads/2014/12/mukes.jpgAu début, il n’était pas prévu que notre héros ait un animal de compagnie. Cette naissance est le fruit du hasard. Fournier et Franquin travaillaient sur la manière de dessiner les champignons, une goutte de café est tombée par mégarde sur le papier et donna un effet d’ombre. Le champignon bougeait et sautait ! il ne manquait plus qu’une bouche et des yeux… Champignon sauteur, il est un brin taquin, casanier, commente les faits qui se déroulent. C’est aussi un éternel râleur.

 

D) Les Bilzigs

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Les Bizligs sont les petits personnages visibles sur le devant de l’image.

Ce peuple de lutins cousins avec les korrigans (dit dans l’album Le Chevalier Potage) habite dans une dimension parallèle à la notre et paradoxalement toute proche. Ils font leur apparition sur la couverture du Signe d’Ys, apparaissent dans l’histoire suivante, mais c’est dans Le Chevalier Potage qu’ils prennent de l’importance en surveillant Bizu et Schnockbul et en leur venant par la suite en aide. Ils seront présents dans tous les albums, le seul moyen de les faire venir dans notre monde étant de prononcer une formule.

Le Grand Karnablem, chef des Bilzigs, accepte régulièrement de venir aider leurs amis de Brocéliande. Il possède également un sceptre qui a une personnalité propre et passe son temps à faire des farces. Tout comme chez Bizu, les jurons sont parfaitement inoffensifs puisqu’il s’agit de noms de fromages.

N’allons pas, s’il vous plaît, imaginer que le peuple des Bilzigs est l’équivalent breton des Schtroumpfs ! Les deux peuples sont très différents et ça se voit : montgolfières en forme de biniou (les biniougolfières), escargots qui servent de bêtes de traits, costumes variés, habitation dans un monde parallèle, un langage qui est identique au nôtre…

Ils peuvent aussi punir les méfaits des humains. Ainsi, dans l’album La Houle aux loups, où Fournier crée pour une fois un vrai méchant en la personne de Frakan, ce sont les Bilzigs qui se chargeront de son châtiment. Encore une fois, aucune violence, pas d’emprisonnement. La sentence est de le transformer en épouvantail pendant cinquante ans.

Eyaël

[hr]

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