Comparaison de « Bizu » avec d’autres séries

Avec Johan et Pirlouit de Peyo

« Comparer une série contant des aventures médiévales avec des méchants et un binôme partant systématiquement à l’aventure avec Bizu c’est absurde ! »

Eh bien pas du tout ! Je vous l’accorde, les deux trames sont complètement différentes mais il existe malgré tout des similitudes entre les deux œuvres que je vais citer :

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Le Sortilège du malotru, 13e tome de Johan et Pirlouit par Peyo.

  • Au début des deux séries le héros principal n’a pas encore trouvé son « faire-valoir » et meilleur ami qui ne le quittera plus d’un pouce.
  • A la suite de plusieurs récits, nos héros rencontreront un « petit peuple » qui leur viendra régulièrement en aide au cours de leurs aventures : les Schtroumpfs dans Johan et Pirlouit, les Bilzigs dans Bizu.
  • Les voyages avec du danger, un but de destination inquiétant,  comme le voyage au Pays Maudit (lire le même album) et dans le Gris Pays (Le chevalier Potage).
  • Des animaux qui peuvent parler, des victimes de breuvages ensorcelés. Dans La nuit du Pou, au début de l’histoire, la chouette ne parle-t-elle pas ? Le Prince n’est il pas victime d’une sordide machination et qui se voit à la suite changé en pou ? Alors que dans Le sortilège de Maltrochu, le chevalier est changé en chien et garde toujours l’usage de la parole.
  • Enfin, n’oublions pas les gags dus à la musique. Il est manifeste que Schnockbul et Pirlouit ont un don particulier pour la musique qui conduit souvent au même résultat : faire pleuvoir, ou des sons particulièrement désagréables.

Avec Isabelle de Will, Delporte, Franquin et Macherot

 

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Le sortilège des Gatines, 10e album d’Isabelle par Will et Yvan Delporte.

Ici, la comparaison entre les deux séries est bien plus évidente ! Dans les deux œuvres, on retrouve la magie, la poésie et l’humour bien entendu.

Isabelle est une petite fille à peu près comme les autres sauf qu’elle appartient à une famille de sorciers et participe à diverses aventures avec enchantements, voyages hors du commun, rencontre des créatures magiques…

Sauf que là, elle agit la plupart du temps en famille avec son oncle et sa tante. Les héros ont leur « Némésis » ou méchant récurrent dans la série, et d’autres méchants apparaissent le temps d’un album. On a droit à un éventail plus large de sortilèges variés (avec des incantations en hiraganas, caractères hébreux etc…). Dans chaque album, on offre au lecteur des précisions sur des méthodes magiques ou divinatoires.

Enfin, grâce à Delporte, les albums sont parsemés de jeux de mots offrant une bonne tranche de rigolade, Franquin n’est pas en reste en imaginant divers petits monstres tenant le rôle de figurants ; et il n’y a pas de « petit peuple » pour aider nos héros.

 

 

Voilà les deux œuvres dont je tenais à parler avant de refermer cette fiche sur cette superbe série.

Eyaël


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